Installation d'un revêtement sur les faux-planchers en béton

Voici la toute première phrase des Recommandations d'Armstrong pour la pose sur du béton, qui se trouvent dans le manuel Systèmes de pose garantis (F-5061) : « Les faux-planchers en béton, nouveaux ou existants, doivent être conformes aux exigences de la toute dernière édition de la Standard Practice for Preparing Concrete Floors to Receive Resilient Flooring F 710 de l'ASTM (Pratique standard de préparation des sols en béton à la pose de revêtements résilients). »

Les sols en béton représentent une grande partie des substrats commerciaux sur lesquels nos sols sont posés. Il est juste de dire que le fait de suivre les directives figurant dans cette norme permettrait d'éviter les défauts dans la pose de revêtements dans un grand nombre de cas. Les défauts de pose de revêtements sur des sols en béton coûtent des millions de dollars chaque année, et la pose d'un revêtement de remplacement dans un espace occupé crée des désagréments pendant un certain temps chez le client.

Rapport eau/ciment
Par nature, le béton se présente d'abord sous la forme d'une masse saturée d'eau qui doit durcir, puis sécher suffisamment. Le béton est un mélange d'eau et de fins, moyens et gros agrégats. Il peut contenir n'importe quelle variété d'additifs, selon l'utilisation qu'on en fait et les conditions météorologiques existantes au moment où il est coulé. Les cendres volantes sont utilisées depuis des années comme additif et constituent généralement entre 15 et 20 % du mélange du ciment. Les quantités peuvent parfois être plus importantes, peut-être en raison de la volonté d'inclure plus de contenu recyclé dans les mélanges. Parmi mes effets signalés d'une proportion accrue de cendres volantes figurent un gain de force initial moins important et un ralentissement du développement de la couche de carbonation de la surface de la dalle.

On calcule le rapport eau/ciment en divisant la quantité d'eau présente dans le mélange (en kg ou en livres) par la quantité de ciment présente dans le mélange (en kg ou en livres). Donc, si un mètre cube du mélange contient 106,5 kg/235 lb d'eau et 213,1 kg/470 lb de ciment, le rapport eau/ciment du mélange est de 0,5. Pour ce qui est de la qualité de la dalle en béton, le rapport eau/béton est un facteur très important en ce qui concerne la migration d'humidité, la perméabilité, le taux de séchage et la force de compression de la dalle. Les rapports eau/ciment sont pratiques jusqu'à seulement 0,45-0,5 pour les dalles sur lesquelles va être appliqué un revêtement résilient, tel que le recommande l'industrie du béton. Les dalles dont le rapport eau/ciment est plus élevé mettent plus de temps à sécher, ont une force de compression inférieure et causent des problèmes avec le déplacement de l'humidité à travers la dalle, qui créent des défauts au niveau de la pose du revêtement. Compte tenu de cette information, il est étonnant qu'il existe encore des mélanges de béton dont le rapport eau/ciment est plus élevé.

Revêtement en dessous du niveau du sol, au niveau du sol ou au-dessus du niveau du sol
Les faux-planchers en béton peuvent être en dessous du niveau du sol (suspendus), au niveau du sol ou au-dessus du niveau du sol. Les revêtements au-dessus du niveau du sol ne sont généralement affectés que par le mélange d'eau, bien que la pluie, les déversements et les fuites d'eau puissent être à l'origine de problèmes d'humidité supplémentaires. Toutefois, le béton coulé sur un tablier métallique est souvent produit avec un agrégat léger, qui peut retenir le surplus d'eau plus longtemps qu'un agrégat de poids normal. Des études menées par l'American Concrete Institute (Institut Américain du Béton - ACI) suggèrent que le béton formé avec un agrégat léger peut mettre deux fois plus de temps à sécher que le béton forme avec un agrégat de poids normal.

En ce qui concerne les sols en béton au niveau ou en-dessous du niveau du sol, non seulement ils ont besoin de l'eau du mélange pour s'hydrater et sécher, mais le sol peut également créer une source d'humidité potentiellement inépuisable. C'est la raison pour laquelle il est capital d'utiliser un retardateur de vapeur intact conforme à ASTM E-1745 si l'on veut que la pose du revêtement soit performante sur le long terme. Il est recommandé de poser le béton en contact direct avec le retardateur de vapeur. Les joints et toutes les pénétrations dans la dalle doivent être scellés afin d'empêcher l'eau de passer à travers le revêtement. En cas d'absence d'un retardateur de vapeur, des défauts peuvent apparaître au niveau de la pose du revêtement, même dans les climats chauds et secs.